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N° 4 – mai 2010 Qu’est ce que le calvinisme ? (suite et fin) |
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par Jonas Mualaba Citala Nous
avons introduit le calvinisme et abordé le premier point de cette doctrine
dans le numéro précédent de notre bulletin. Voici la suite de notre
réflexion. 2. L’élection
inconditionnelle
Dans
Ephésiens 1, 3-6, la Bible enseigne d’une manière on ne peut plus claire au
sujet de l’élection inconditionnelle. De ce texte-là, l’on peut retenir les
enseignements ci-après : 1. Dieu nous
a choisis, sans condition. Nous ne l’avons choisi, comme enseigne aussi Jean
15, 16 ; 2. Dieu a
choisi et adopté les siens avant la fondation du monde. C’est la
prédestination ; 3. Dieu a
choisi les siens avant selon son bon vouloir, non pas parce qu’il a vu leur
foi à venir comme l’enseignent les remontrants ; 4. Nous
étions incapables d’accepter Dieu ; c’est Lui qui nous a acceptés. Il n’y a
pas moyen de penser que l’élection soit conditionnelle, si elle l’était la
grâce de Dieu serait détournée : la grâce ne signifierait rien si elle
dépendait de ce que nous faisons, ce que nous avons fait ou ce que nous
ferons. Continuez à lire Ephésiens 1, 3-6 jusqu’à ce que l’Esprit de Dieu
mette la lumière dans votre tête. 3. Le Sacrifice ou
l’Expiation limité(e)
Si nous
lisons la question-réponse N° 20 du Catéchisme
de Heidelberg (1563), nous pouvons retenir ceci que Christ n’est pas mort
pour tout le monde, son sang n’a pas coulé pour payer la dette des brebis et
celle des chèvres. « Le bon berger donne sa vie pour les brebis »
et quand il reviendra, il séparera les brebis d’un côté et les chèvres de
l’autre. Les brebis seront à sa droite ; ils entreront dans la gloire et
la vie éternelle, tandis que les chèvres seront à sa gauche pour un châtiment
éternel. (Jean 10, 11b ; Mat. 25, 32-41). Cela revient à ceci : le
bénéfice de la croix et du sang de Jésus est réservé, c’est-à-dire limité à
ses brebis (ses élus). Christ lui-même tranche dans Jean 10, 26-28 : «
Mais vous ne croyez pas parce que vous n’êtes pas mes brebis. Mes brebis
entendent ma voix ; je le connais, et elles me suivent. Je leur donne la
vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira
de ma main ». Dire que
Christ est mort pour tout le monde est une mauvaise interprétation des
Ecritures, par exemple Jean 3, 16. 4. La Grâce Irrésistible
La grâce
de Dieu est irrésistible. Cela veut dire que la personne à qui Dieu a, dans
sa souveraineté, décidé de faire grâce est incapable de lui résister, de
refuser cette faveur. Même si quelqu’un peut manifester un certain semblant
de résistance Dieu finira par le récupérer. Lisons la Parole de Dieu :
« L’Eternel ton Dieu circoncira ton cœur et le cœur de ta postérité et
tu aimeras l’Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur et de toute ton âme, afin
que tu vives ». (Deut. 30, 6). Ce verset nous enseigne que Dieu prend
l’initiative, il circoncit le cœur de l’homme, le prépare et ce dernier
devient capable d’aimer Dieu, c’est-à-dire d’accomplir le premier
commandement, sans résistance. Les exemples des personnages comme Moïse,
Jérémie, Jonas, etc. dans l’Ancien Testament, de Marie (Mère de Jésus) et
Paul dans le Nouveau Testament nous enseignent suffisamment au sujet de la
grâce irrésistible de Dieu. L’apôtre
Paul est quand même honnête lorsqu’il dit que c’est par la grâce de Dieu
qu’il est ce qu’il est et fait ce qu’il fait (prêche l’Evangile du salut en
Jésus-Christ seul). Paul n’a pas été capable de résister ; la grâce de
Dieu s’est imposée et il s’est converti malgré lui, qui persécutait la Bonne
Nouvelle. 5. La persévérance de
Saints
Revenons à Jean 10 et lisons du verset 27 au
verset 29 : « Mes brebis entendent ma voix ; Je les connais,
et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne
périront jamais et personne ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a
données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la
main de mon Père ». Il est clair que les élus de Dieu, en
Jésus-Christ, sont rendus capables de garder leur foi et d’y persévérer
jusqu’à la fin. Dieu « qui a commencé en vous cette bonne œuvre la rendra
parfaite pour le jour de Jésus-Christ » (Phil. 1, 6). Terminons ce point concernant le cinquième
pilier du calvinisme en méditant sur ce verset : « Ne te réjouis
pas à mon sujet, mon ennemie. Car si je suis tombée, je me relèverai, si je
suis assise dans les ténèbres, l’Eternel sera ma lumière » (Michée 7,
8). CONCLUSION
Les cinq
doctrines de la grâce présentées ci-haut constituent le soubassement de
toutes les Confessions de foi auxquelles les Eglises Réformées (calvinistes)
adhèrent. Parmi ces Confessions de foi, on trouve la Confession de la Rochelle (1559), le Catéchisme de Heidelberg (1563) et les Canons de Dordrecht (1618-1619). Les Canons de Dordrecht, que nous
recommandons à nos lecteurs, constituent une réponse biblique aux cinq points
des enseignements hérétiques professés par Jacob Arminius et propagés par ses
adeptes après lui. Le Catéchisme de Heidelberg, lui,
contient des enseignements formulés sous forme des questions-réponses
renvoyant chaque fois aux Ecritures. Il est un instrument très précieux à
nous légué par ceux qui nous ont précédés dans la foi calviniste ; il
aide beaucoup pour l’édification personnelle, pour le culte familial, pour la
prédication, l’évangélisation et l’apologétique. Dans
toutes ces Confessions de foi, les enseignements gravitent autour de cette
vérité biblique: Dieu est au centre de tout, Il décide tout, initie tout,
oriente tout, seule Sa volonté souveraine prime en tout et pour tout. A Lui seul la Gloire |
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Jonas Mualaba
Citala étudie, depuis octobre 2007, la théologie à l’Université Protestante
au Congo (UPC) où il cherche à se spécialiser en Ecclésiologie et en
Missiologie, domaines dans lesquels il a été initié par Aaron Kayayan (son
Professeur de théologie à distance de 1986 à 2006). Jonas s’intéresse aussi à
la théologie systématique. En dehors de sa formation théologique, il est,
depuis 1989 licencié en Pédagogie Appliquée, option Anglais. |
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mis à
jour vendredi 30 avril
2010